3 jours de randonnée à côté de Paris : de Cesson à Fontainebleau.

Pour la toute première randonnée en itinérance de ma vie, j’ai voulu trouver quelque chose pas très loin de chez moi (accessible depuis Paris) mais dépaysant. C’est donc avec une copine, également novice de la pratique du trek et du bivouac que nous avons organisé 3 jours de randonnée en Seine-et-Marne de la gare de Cesson jusqu’à la Gare de Fontainebleau. Entre ville, champs, forêts et bords de seine, cette escapade verte nous a emmené sur les traces du GR2, du GR1 mais également des sentiers bleus. Retrouvez la carte GPS, à télécharger gratuitement, de notre itinéraire en fin d’article.


JOUR 1 : De la gare de Cesson à Bois-le-Roi par les bords de seine. 25km

La première journée a été la plus chargée de notre randonnée puisqu’elle suivait les traces du GR2 en passant par les villes de Cesson, Boissise-la-Bertrand, Boissettes, Melun et les bords de seine pour arriver à Bois-le-Roi. Nous avons débuté à l’hôtel de ville de la ville de Cesson à deux pas de la gare RER et pour notre première fois, nous avons mis du temps à repérer le chemin du GR. Mais, une fois les fameuses bandes blanches et rouges repérées, on était prêtes pour notre périple de 3 jours.


Départ de Cesson et passage par le parc urbain et le bois de Bréviande.

Le ville de Cesson, dans la Seine-et-Marne, est accessible en RER D depuis Paris et nous y avons mis les pieds un dimanche de juin pour le départ de notre randonnée en itinérance. Perdues au début dans notre sens le l’orientation, nous avons rapidement pris nos marques et sommes parties à la recherche du balisage du GR2. La randonnée commence par des routes goudronnées dans la ville de Cesson, où nous traversons un point pour arriver jusqu’à la piscine municipale et l’allée des acacias avec ces quelques maisons colorées où on retrouve assez facilement l’entrée du parc urbain du quartier Cesson-la-forêt.

On découvre alors ce jolie parc urbain où quelques promeneurs se baladent en ce dimanche. Aménagé sur 10 hectares dans les « Bois Brulés », massif forestier de la forêt régionale de Bréviande, on y croise quelques lacs et canards vivant en toute tranquillité. On y fait même notre première pause eau et photos avant de repartir vers la ville de Boissise-le-Bertrand, le tout en passant par la forêt et les champs.

Une fois sorties du parc urbain, on passe donc dans une résidence pavillonnaire pour atteindre une autre passerelle de la forêt de Bréviande qui nous permet de rejoindre les champs. On y trouve des troupeaux de vaches mais aussi un chevreuil (enfin, Linnéa a vu un bout de la bête). Promenade assez sympathique pour notre première matinée qui nous permet de nous rentre dans la ville de Boissise-le-Bertrand.


Passage dans les villes de Boissise-le-Bertrand et Boissette.

Pour cette première journée, nous comptions nous arrêter déjeuner dans le premier restaurant que nous apercevrons vers Boissise-la-Bertrand et Boissettes. Mais, pour notre plus grand malheur, il n’y avait rien sur notre chemin, on a alors continué notre route. Franchement, cette partie n’était pas la partie la plus intéressante de la journée, il n’y avait pas grand chose à voir.


Pause déjeuner sur les bords de seine.

Après avoir passé Boissettes, on arrive sur de très beaux bords de seine. De nombreuses personnes s’y promènent, font de la voile où pique-niquent. À l’ombre d’un arbre, on trouve un petit banc pour manger nos sandwich préparés en avance et faire notre première pause déjeuner. Pour cette toute première randonnée de ma vie et après seulement quelques heures de marche, je commence déjà à avoir mal aux pieds, j’en profite alors pour retirer mes chaussures !


Direction Melun en passant par la Mée-sur-Mer.

On reprend notre route direction Melun en passant par la Mée-sur-Mer, un très joli petit village. Sur notre route, on se fait souvent arrêter par des gens curieux de notre aventure. Alors que le soleil tapait et que l’eau de nos gourdes se réchauffaient, un gentil monsieur nous a même offert de l’eau fraiche. Je vous passe le moment où l’on s’est perdu et qu’on a du revenir sur nos pas pour retrouver le bon chemin du GR2 qui nous fait passer devant le musée Henri-Chapu.

Après deux heures de marche, on arrive de nouveaux sur les quais de seine et on peut apercevoir la ville de Melun au loin. On voit aussi directement un petit bar (le Robinson) pour faire notre pause pipi et rafraichissement de l’après-midi. Gentiment, le serveur nous remplit même nos gourdes.

Pour rien ne vous cacher, à ce moment là, on a déjà bien mal aux pieds et au dos à cause des énormes sacs.


Découverte de Melun par les bords de seine.

On arrivant à Melun, on découvre tout d’abord des bords de seine assez propres mais également de jolies fleurs un peu partout dans la ville. Dans cette ville, nous avons pu admirer de superbes vues sur la Seine mais nous sommes également passées devant la collégiale Notre-Dame et la prison de Melun. Arrivées à Melun, on pensait à tord que nous avions fait le plus gros de la journée de randonnée et qu’il nous restait 2 heures avant de rejoindre la zone de bivouac (de camping sauvage) de Bois-le-Roi. Finalement, il nous restait bien une dizaine de kilomètres à marcher.


De Melun à Bois-le-Roi, 10 kilomètres de randonnée.

Cette partie de la randonnée était clairement la plus interminable pour moi. En partant de Melun, nous avons suivi les bords de seine sur au moins bien 6 kilomètres.

La première partie de cette route était sans intérêt, elle nous a fait passer devant des usines mais la deuxième était bien plus agréable. Nous partagions notre chemin avec de nombreux joggeurs et cyclistes et on voyait de nombreuses personnes revenir avec leur tapis d’escalade de la forêt de Fontainebleau.

Pour ma part, je sentais déjà les ampoules se former sous mes pieds et le poids de mon sac de randonnée peser sur mon mental.

Une fois les bords de Seine longés, nous sommes arrivées dans la ville de Bois-le-Roi et passées devant la gare (grosse tentation de faire demi-tour) puis nous avons continué sur deux kilomètres pour arriver à la zone de camping sauvage autorisée.


Première nuit : dormir à la zone de bivouac de Bois-le-Roi.

Le bivouac est un campement provisoire en plein air qui est autorisé dans certaines zones en France. En effet, on n’a pas le droit de camper n’importe où en France, il existe une réglementation à respecter et l’amende peut être lourde en cas de non respect de ces règles. En autre, aux alentours de Fontainebleau se trouvent deux zones de bivouacs autorisées et nous les avons essayées car en dehors de ces deux zones, il est interdit de camper dans la forêt de Fontainebleau.

La première zone de campement autorisée se trouve en face de la maison forestière de Bois-Le-Roi aux bords de la D138.

On y trouve :

  • Quelques tables de pique-nique,
  • Une fontaine à eau (fonctionnelle en juin 2021),
  • Personne (nous étions seules pour cette première nuit en tente).

Mon expérience :

  • Lieu très bruyant (départemental à quelques mètres de votre tente),
  • Beaucoup de traces de feux de camps (bien qu’interdis),

Coordonnées GPS : 48.45764, 2.69997


JOUR 2 : De Bois-le-Rois à L’hippodrome de la Solle (Fontainebleau). – 15km

Pour cette deuxième journée de randonnée en itinérance, nous lâchons les sentiers du GR2 pour retrouver les sentiers de randonnées de la forêt de Fontainebleau. Cette forêt de plus de 22 000 hectares et à seulement une heure de Paris offre une variété de paysages et un dépaysement complet pour une balade en famille, une randonnée ou encore une session d’escalade. En effet, la forêt de Fontainebleau est connue par les nombreux « blocs » d’escalade et tout au long de la journée nous croisons des personnes en train de grimper ces gros rochers caractéristiques du lieu.


Début de la deuxième journée de randonnée : direction la forêt de Fontainebleau.

Après avoir rangé notre tente et fait attention de ne rien avoir laissé dernière nous, nous partons sous le soleil rejoindre le site d’escalade du Rocher Canon qui est notre point de départ pour arpenter la journée. Il est environ 10h quand nous prenons la route et nous devons traverser deux départementales pour se rendre à destination. Après avoir marché pendant 25 kilomètres la veille, on commence à se faire au poids de nos sacs mais quelques belles ampoules rendent la marche un peu moins agréable.


Randonnée pédestre autour des sites d’escalade de Fontainebleau.

Pendant plusieurs heures, nous suivons les chemins de randonnées bleus : on se balade entre les gros blocs de pierre, les champs de fougères et grimpons pour prendre de la hauteur. Nous croisons une classe de primaire en pleine sortie scolaire, des adeptes de l’escalade et leurs matelas s’apprêtant à monter d’énormes rochers. Les paysages autour du site d’escalade du Rocher Canon sont vraiment beaux à voir et on s’amuse à essayer de trouver notre chemin (on s’est bien perdues une ou deux fois dans le processus).


Balade jusqu’à Barbizon dans la forêt de Fontainebleau.

Après un pause déjeuner avec le reste de nos sandwichs, nous partons direction Barbizon aux alentours de 14h. Pour y arriver, on se balade tranquillement dans la forêt de Fontainebleau où on y découvre de nouveaux paysages dont des allées pleines de sable. Pour moi, la route est assez compliqué, mon genou me fait souffrir à chaque pas et je n’ai rien pour soigner mes ampoules aux pieds. Une fois arrivées à Barbizon, on se pose au premier restaurant/bar que l’on voit pour s’offrir une glace puis nous traversons tout ce charmant village pour atteindre la pharmacie qui à mon plus grand désespoir n’avait rien pour pouvoir au moins retirer la douleur de mes ampoules.

Barbizon peut être un bon endroit pour y passer la nuit si vous réservez à l’avance, ce qui n’a pas été notre cas donc la prochaine étape était de rejoindre la zone de bivouac autorisée de l’hippodrome de la Solle. L’itinéraire que nous devions emprunter nous faisait passer par les gorges d’Appremont mais nous étions un peu trop fatiguées pour marcher encore 2h30. On a alors décidé d’acheter à manger à Barbizon et de se rendre à l’hippodrome de la Solle en Uber pour se reposer et profiter de la fin de journée tranquillement. (l’itinéraire GPS à télécharger en fin d’article vous fait passer par le chemin initial).


Deuxième nuit : dormir à la zone de bivouac de l’hippodrome de la Solle.

Pour cette deuxième nuit nous avons dormi dans la deuxième zone de bivouac autorisée vers Fontainebleau. Celle-ci se trouve à côté de l’hippodrome de la Solle, on y trouve une étendue d’herbe entourée d’un grillage en bois délimitant la zone. En tout cas, notre journée s’est agréablement terminée par un superbe coucher de soleil.

On y trouve :

  • Quelques bancs,
  • Une étendue d’herbe (pas très homogène).

Mon expérience :

  • Lieu très calme pour y passer la nuit,
  • Aucune source d’eau à proximité, ce qui est très dommage.

Coordonnées GPS : 48.4314, 2.68673


JOUR 3 : De l’hippodrome de la Solle à la gare de Fontainebleau – 12km

Pour cette dernière journée de trek nous repartons à l’intérieur de la forêt de Fontainebleau et nous passons plus sur les hauteurs pour profiter de jolis points de vue sur la région parisienne aux alentours du rocher Cassepot et de la tour Denecourt.


De l’hippodrome de la Solle au Rocher Cassepot.

Après une très bonne nuit et sachant que nous avons peu de kilomètres à parcourir dans la journée, nous commençons cette troisième journée de trek de plutôt bonne humeur. Au départ de la zone de bivouacs, nous longeons l’hippodrome de la Solle en empruntant un sentier de marche jaune où nous marchons sur du sable et nous passons le monument Leclerc et nous faisant arriver proche du cabaret Masson. Au niveau de la D606, il faut traverser pour rejoindre les sentiers de randonnées bleus emmenant au rocher Cassepot.

Le matin, la forêt est fraiche et se balader entre les pins et les rochers est une activité plutôt agréable et le dénivelé plus élevé que la veille se fait alors assez facilement. Notre problème c’est qu’une fois arrivées au rocher Cassepot, qui offre une vue sur l’hippodrome et donc le chemin parcouru, on se retrouve à court d’eau. Néanmoins, la pause que l’on s’accorde à l’arrivée fait un bien fou, nous profitons de la vue et du calme dans la forêt avant de repartir.


Du rocher Cassepot à la Tour Denecourt en passant par les Mares Froideau.

Sur ce sentier de randonnée on croise de nombreuses personnes faisant de la marche nordique mais également du VTT (sur le chemin prévu à cet effet). Tranquillement, on emprunte le chemin bleu n°14 pour se rendre à la Tour Denecourt. Sur le chemin, on passe par les Mares Froideau, perdues au milieu de la végétation, on traverse également la D116 et on sillonne la forêt pendant quelques heures.


De la Tour Denecourt à la gare de Fontainebleau.

Une fois passé la Tour Denecourt on redescends pour se rendre à la gare de Fontainebleau, concluant notre premier trek en itinérance de notre vie. On profite des quelques heures de marches restantes en passant devant le rocher Eponge et les 4 fontaines : Isabelle, Désirée, TCF et Dorly et en se remémorant des fous rires qu’on a pu avoir. Finalement, on arrive aux alentours de 15h devant la gare de Avon où on s’offre un repas copieux dans un restaurant pour nous féliciter de notre aventure et de nos 50km de marche.


Itinéraire GPS à télécharger

Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, je vous ai préparé notre itinéraire à télécharger (tracé GPX) et à installer sur une application de navigation (GPX viewer, multicarto, OsmAnd Maps, etc.)
Il vous restera qu’à vous laisser guider !

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